Parcours de la reconnaissance

RICOEUR, Paul, Parcours de la reconnaissance. Trois études, Paris: Stock, 2004

4e de couverture

 » Cet essai a été suscité par un sentiment de perplexité concernant le statut du terme « reconnaissance » au plan du discours philosophique. C’est un fait qu’il n’existe pas de théorie de la reconnaissance digne de ce nom. Or cette lacune étonnante fait contraste avec la relative cohérente qui permet au mot lui-même de figurer dans un dictionnaire comme une unité lexicale unique en dépit de la multiplicité de ses acceptions. D’où le pari de ce livre : conférer à la suite quelque peu hétérogène des occurrences philosophiques connues du terme « reconnaissance » la cohérence d’une polysémie réglée, digne de donner la réplique à celle du plan lexical. Pour le dire d’un mot, la dynamique qui entraîne l’investigation consiste en un renversement au plan même de la grammaire du verbe « reconnaître », de son usage à la voix active à son usage à la voix passive: je reconnais activement quelque chose, des personnes, moi-même, mais je demande à être reconnu par les autres. Et si, par bonheur, il m’arrive de l’être, la reconnaissance devient gratitude.  »

Table
  • La reconnaissance comme identification
  • Se reconnaître soi-même
  • La reconnaissance mutuelle

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